Photo ©Trail du Ventoux
Monter au sommet du mont Ventoux en courant, depuis les villages du pied du massif : le Trail du Ventoux ne cherche pas la complexité. La difficulté est frontale, lisible sur le profil, et pourtant beaucoup la sous-estiment.
Le parcours quitte les vignes et les chênaies pour s'élever dans la forêt de cèdres, puis débouche sur le désert calcaire du sommet, ce pierrier blanc balayé par le mistral. La dernière partie se court à découvert, sans ombre ni abri.
En mars, le contraste est saisissant : douceur provençale en bas, vent glacial et parfois neige en haut. Le mistral peut rendre la crête impraticable et oblige l'organisation à prévoir des variantes. Il faut partir équipé pour deux saisons différentes.
C'est une course de montée longue et régulière, où l'on avance pendant des heures dans un effort continu, exactement le type de terrain où l'alimentation en course fait la différence.