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CHAPKA NA VOLGA

Descente de la Volga en kayak.


Enfin, nous parvenons à lever la tête, un masque nous couvrant la partie inférieure du visage, nos yeux libérés, enclins à dévorer de nouveaux horizons. Notre corps, privé d’amples mouvements pendant deux mois ne tient plus, il veut reprendre la fête, se voir chausser les baskets, sautiller en allant bon train, un pied devant l’autre à l’assaut de tous les chemins.


Et si nous portions plus attentivement nos pupilles affranchies sur les fleuves ? Ces grandes artères pérennes, traversant villes et campagnes, desquelles, parfois nous effleurons la rive, mais que nous n’embrassons que timidement. S’il y a bien un être qui s’engouffre à travers la terre et le temps, c’est bien le fleuve. Ils étaient là du temps de nos grands-parents, ils seront présents pour nos enfants, ils transportent une mémoire universelle. Ils sont des demi-dieux qui ne craignent que le pouvoir des Hommes, les seuls compétents à les assécher. Hélas, on en a des exemples. Ils sont pourtant des territoires de vies et d’Aventures.


Courez le long de leurs méandres, nagez dans leurs sillons ou bien voguer sur leurs lits, puisqu’ils vous l’accordent avec altruisme. Because.



Depuis que j’étais en âge de plonger dans un grand bassin chloré et de remonter à sa surface, on m’avait mis une rame dans les mains. Il en va ainsi sur les bords de Maine et de Loire, on aime y installer les jeunes pousses dans des barquettes en résine. Avec le temps, j’avais écumé la Loire, je ne m’en étais pas lassé, mais je rêvais d’un royaume fluvial lointain, la Volga et ses 3 700 kilomètres devaient m’inspirer.


Métaphoriquement à la vie d’un être, le fleuve naît à sa source, gagne en vigueur de par sa jeunesse fougueuse s’engageant dans de premiers contreforts. Puis, il suit son cours posément, enfin léthargique s’en remet à la mer. Il n’y avait pas d’autres alternatives que de suivre la Volga de sa source à la mer Caspienne. C’était un rêve à réaliser.


Mon Aventure aura duré 82 jours, mais c’est une autre histoire. Aujourd’hui, en ce temps de déconfinement, quand une grande partie de la société admet, que notre terre a besoin d’un second souffle, soyons bienveillant avec notre nature. On entend souvent nos amis nous dire, « prend soin de toi », mais si nous prenions tout autant soin des fleuves qui nous accompagnent, ce serait aussi de continuer à prendre soin de nous-même.


Donc, surtout, continuez à prendre soin de vous et de vos proches, et soyons vigilants à prendre soin de nos environnements, qui sont nos territoires d’Aventures.



















Adrien – Chapka na Volga

https://www.adrien-clemenceau.com/

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