TOR des Géants : l'après course de Clément, finisher

TOR des Géants : l'après course de Clément, finisher

Bravo ! Quelle est la première émotion qui t’a traversé la tête en franchissant la ligne d’arrivée à Courmayeur ?

Comme après chaque ultra, un grand sentiment de fierté et d’accomplissement. Le bonheur d’avoir partagé ça avec un pote aussi. Même si la fatigue après une telle épreuve et deux nuits blanches dehors rend tout ça un peu flou quand on passe la ligne d’arrivée. La météo a été particulièrement favorable. J’ai vécu une belle aventure en montagne.

Cette course en duo, c’était un pari fort. Qu’est-ce que vous retenez, toi et ton binôme, de cette expérience partagée ?

Certes, c’était un pari. Mais il y avait deux points importants qui ont fait que ça a fonctionné. Le premier, c’est qu’on se connaît très bien. On sait quand on a envie de discuter, ou au contraire de rester chacun dans notre bulle. Notre niveau aussi est assez similaire. Le second point, c’est qu’on a déjà eu l’habitude de faire des courses d’ultra-trail ensemble, notamment la redoutable PTL en 2022 (ndlr : non terminée, abandon au km 210/300), et une autre course en Suisse deux mois avant le TOR.

Ce que j’en retiens ? Déjà que c’est bien agréable, pour casser la monotonie de l’ultra, d’avoir un binôme à qui parler. Ensuite, le fait d’être deux nous aide à prendre de meilleures décisions sur la gestion de notre course : temps d’arrêts, soucis matériels éventuels, soins préventifs à effectuer, barrières horaires. Bref, on se partage ce qui nous semble important.

Est-ce qu’il y a eu un moment marquant — drôle, dur ou inattendu — pendant ces 130 km ?

Des moments marquants, il y en a tant pendant 40 h à évoluer en montagne.

Mais je vais tout de même citer le passage au Col de Malatrà, le dernier à franchir avant de redescendre sur Courmayeur. Déjà, il est assez technique et aérien. Il faut rester attentif alors qu’on est déjà bien moins lucides. Une fois là-haut, c’est déjà une première délivrance, même s’il reste entre 3 et 4 h de descente vers l’arrivée. Entre cris de joie (et même larmes de joie pour l’un des concurrents nous précédant), c’est un moment chargé d’émotions. On savait qu’on allait devenir des demi-géants !

Comment ton corps (et ta tête) ont-ils réagi après plusieurs jours d’effort ? Comment COOKNRUN t’a aidé ? Quelle est ta première envie maintenant ?

Plutôt bien, pour le coup. Même s’il y a eu des bas et des hauts, comme à chaque ultra-trail. En plus des siestes flashs inférieures à 5 minutes, on a su gérer deux temps de repos inférieurs à 25 minutes pour ne pas être complètement « gazés » au réveil. Ça nous a permis de garder la lucidité et l’énergie nécessaires pour aller au bout.

En termes d’nutrition en ultra, la qualité des ravitaillements a été à la hauteur de la réputation des Italiens et de cette course : soupes, pâtes et charcuteries italiennes ont été nos meilleurs alliés. J’avais évidemment mes barres énergétiques COOKNRUN dans le sac pour pallier d’éventuelles fringales et coups de moins bien. Merci à COOKNRUN pour ce précieux soutien !

Si tu devais résumer ce TOR Dret en trois mots, ce serait lesquels ?

« À l’année prochaine ».
Pourquoi pas revenir, et cette fois devenir un Géant 🇮🇹


Photos ©https://torxtrail.com/ / ZZAM Agency - Ph. Roberto Roux / ZZAM Agency - Riccardo Cabella

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